A l’origine de Demain, il y a Cyril Dion. Et puis, Mélanie Laurent.

Après une carrière de comédien, suivie d’un rôle de coordinateur de projet de directeur territorial à la Fondation Hommes de Parole, Cyril Dion est aujourd’hui -entre autres- le rédacteur en chef du magazine Kaizen. Ce qui signifie littéralement «changement» (kai) «bon» (zen) en japonais ou encore «la philosophie du changement pas à pas». Cette superbe revue présente tous les deux mois, d’autres façons de vivre à travers de belles rencontres, des pionniers des solutions écologique et économiques, des projets innovants… pour ceux qui veulent s’en inspirer, aller vers d’autres alternatives, vivre autrement : en respectant enfin notre planète, et chacun des êtres y vivants (humains, animaux et végétaux).

Mélanie Laurent, je crois que ce n’est plus la peine de vous la présenter. Jeune actrice française mais aussi internationale, découverte dans « Je vais bien, ne t’en fais pas » de Philippe Lioret, ou encore brillantissime dans «Inglorious Bastard » du célèbre Quentin Tarantino. Elle a également réalisé son premier long-métrage « Les Adoptés » en 2011, puis « Respire » en 2014. Ce que l’on connaît peut-être moins d’elle, c’est son engagement, ses prises de positions, ses actions pour des causes qui lui sont chères. Sa volonté d’agir et de ne pas regarder notre planète dériver sans rien faire.

C’est suite à plusieurs études internationales, dont l’une d’elle publiée dans la revue Nature « Approaching a state shift in Earth’s Biosphere » révélant l’état catastrophique de notre planète et annonçant son effondrement probable d’ici 40 ans, que Cyril et Mélanie se sont retrouvés et ont décidé d’agir. De ne pas rester les bras croisés à regarder cette destruction avancer de jour en jour. De se réunir et de lancer ce formidable projet de film documentaire : Demain, avec à leurs côtés Alexandre Léglise (chef opérateur) et Laurent Cercleux (ingénieur du son).

Ce film, Mélanie et Cyril l’ont voulu véritablement citoyen et participatif puisqu’ils sont passés par le crowfounding pour le financer et sont parvenus à récolter bien plus des 200 000 euros espérés – 440 000 euros au total.

Ils l’ont également voulu profondément joyeux et positif, une approche où le bonheur et les sourires sont omniprésents.

Car oui, pour une fois ce n’est pas un discours alarmiste ou catastrophiste que l’on y trouve. Demain n’a pas été réalisé pour nous culpabiliser, nous paralyser, nous maintenir dans la peur et l’idée que « c’est fichu et il est trop tard ».

Bien sûr, tout part du constat que notre planète est en danger, et qu’il faut réagir. Mais persévérer dans cette approche a déjà été essayé des dizaines de fois, et on ne peut pas dire qu’elle ait rencontré un grand succès. A part peut-être effrayer, démoraliser ou convaincre encore un peu plus ceux déjà préoccupés par la cause.

Car la plus grande motivation de l’être humain ne sera jamais la peur ou la panique, qui ont plutôt tendance à nous paralyser ou nous faire fuir. Le plus grand moteur de l’être humain réside dans l’envie, le désir et l’imagination. C’est en tout cas la conclusion de Muhammed Yunnus, prix Nobel de la paix. D’où cette conception du film racontant des histoires joyeuses où collaboration, solidarité et joie sont de la partie. Des solutions présentées qui pourraient chacune être une pièce du puzzle. Un puzzle magnifique qui représenterait notre société de Demain.

Demain vient nous montrer l’immense champ des possibles qui s’ouvre à nous.

Demain nous présente des solutions, concrètes et réalisables. Partout. Et par tous. Des solutions individuelles et des solutions collectives.

Demain, ce sont des milliers d’hommes et de femmes vivants aux quatre coins de la planète qui ont réinventé de nouvelles façons de vivre.

 

Le film est construit autour de 5 thématiques, toutes inter-reliées bien sûr :

  • l’agriculture et la façon de nous cultivons et dont nous nourrissons : comment réintroduire l’agriculture dans les villes toujours plus nombreuses ? Comment aider nos campagnes à se repeupler ? Comment cultiver intelligemment et abondamment nos Terres sans en épuiser les ressources ?
  • la transition énergétique : Comment certaines villes du monde arrivent à se passer entièrement des énergies fossiles et nucléaires ? Quelles solutions existent et peuvent être mise en place dans un futur proche ?
  • les économies locales vivantes et les monnaies libres : d’autres solutions que l’économie mondiale mise en place existent et sont utilisées aujourd’hui dans plusieurs endroits de la planète. Des économies circulaires où le recyclage est infini, où les déchets deviennent des ressources. Ces autres solutions nous emmène aussi sur des réflexions philosophiques telles que l’intérêt et le sens de la croissance (si chère à notre économie actuelle) à outrance, de l’importance réelle du toujours plus et amène la question si chère à Pierre Rabhi de la décroissance : « Je ne suis pas né pour augmenter le Produit National Brut ».
  • l’éducation : à travers des écoles proposant une autre approche que celles de la compétition, des notes et des évaluations. Des établissements où les enfants apprennent à vivre ensemble mais aussi avec eux-même et avec la Nature avec bienveillance et empathie. Des villes où l’on enseigne aux enfants des savoir-faire de base et indispensable comme la cuisine, la couture ou encore le travail du bois. Un système où l’on apprend aux enfants à exprimer et développer leurs talents et leurs passions. De quoi faire rêver tous les parents du monde !
  • la démocratie : avec des systèmes dans lesquelles on a redonné une vraie place aux citoyens, un rôle dans lequel ils peuvent aller jusqu’à créer ou s’opposer à des lois et même écrire ou modifier une constitution.

 

Toutes ces personnes et toutes ces idées, plus merveilleuses les unes que les autres nous montrent qu’un autre monde est possible. Que d’autres options que celles que l’on nous présente existent.

Mais bien au-delà, elle nous donne le courage de croire en nos idées, de trouver l’énergie de les concrétiser, de nous mobiliser au quotidien pour les convictions qui sont les nôtres. Dans tous les domaines de notre vie, d’être acteur de cette métamorphose de nos sociétés, et de construire dès maintenant ce monde nouveau.

Chaque jour.

Chaque jour, nous avons le pouvoir de faire changer le monde.

Chaque jour, nous avons l’occasion de faire des choix plus respectueux de notre planète, et de chacun des êtres y vivant.

Que cela soit par ce que nous choisissons de mettre dans nos assiettes (et dans notre corps), ce que nous plantons dans nos jardins, les vêtements que nous achetons, nos moyens de transport, l’éducation de nos enfants, la construction de nos logements, l’empathie, la bienveillance et la compassion que nous intégrons à nos actes. Et tant d’autres choses encore.

Les solutions sont immenses, il suffit d’y croire et d’être convaincus que nos actions ont un véritable sens et une importance capitale.

Et de réaliser que ces solutions ne viendront pas de nos systèmes politiques ou encore des COP 21, 22 ou 23…

Ces solutions c’est la part du colibri et la goutte d’eau dans l’océan. “Mais qu’est-ce qu’un océan si ce n’est une succession de gouttes d’eau ?” A nous d’être ces gouttes d’eau, chaque jour, modestement et à notre niveau. Parce que chacune de ces gouttes d’eau compte infiniment plus que ce que l’on peut penser.

Ces solutions sont entre nos mains, nos cœurs et nos âmes.

Ces solutions, c’est vous, c’est moi, c’est NOUS !

Et c’est DEMAIN ! Alors, on y va ensemble ?[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]