Je n’aime pas les « fins ». J’en ai déjà parlé sur le blog, ou encore sur ma page facebook ou mon compte instagram. Ceux qui me connaissent bien le savent : j’ai beaucoup de mal avec les choses qui se terminent, les départs, les aurevoirs, et que dire des séparations…!!

Que cela soit la fin d’une formation, une relation qui s’achève, les derniers moments fusionnels de la grossesse, le départ d’un être cher bien sûr, ou encore de façon bien plus légère : la fin des vacances et le retour à la maison, ce qui est le cas aujourd’hui en l’occurrence. Pourtant, si j’ai toujours ce petit noeud dans la gorge et ce creux dans le ventre, j’ai aussi cette capacité à rapidement me tourner vers ce qui se vient. (Alors oui, oui, je sais bien que la clé, c’est vivre le présent… et je m’y essaie grâce à la méditation en partie… mais, cela prend du temps !). Parce que bien sûr, toute fin implique un nouveau départ, la page blanche de tous les possibles, des projets neufs, des rencontres à venir, des retrouvailles parfois aussi…

Ce matin, c’était les retrouvailles avec notre jardin potager. Ces deux petites buttes de permaculture que nous avons crée mon mari, mon papa et moi, avec tout notre coeur il y a quelques mois de cela. Sans trop savoir ce qu’elles allaient donner. Sans avoir de grandes attentes à leurs égards et en se disant que c’était un peu un coup d’essai. Curieux d’apprendre et d’observer. Un test grandeur nature sur ce nouveau terrain qui était nôtre et que l’on ne s’était pas encore approprié. Et puis, on s’est dit aussi que la permaculture, au vu de notre mode de vie de jeunes parents qui travaillent et courent plutôt pas mal, c’était parfait en terme de temps d’entretien, d’arrosage, et de rendement… si cela fonctionnait !

Il faut dire que les plants ont tout de suite bien pris (les pieds de tomates ont vite été très impressionnants par leur force et les fleurs qui se sont multipliés de partout), les graines bien poussé également, que cela soit les haricots nains, les concombres, les courgettes ou les potimarrons… tous ont levés sans aucun souci. Avant le départ en vacances, l’avancée était déjà bien jolie et quelques salades avaient gagnées nos assiettes poru notre plus grand plaisir. Nous avions aussi réussi à éviter les limaces et autres dévoreurs sans scrupule. Mais alors, quelle ne fut pas ma surprise et surtout mon émerveillement, lorsque je suis allée y faire un tour tout à l’heure. Une petite fille découvrant un trésor et sautillant de joie… Voir l’abondance de toute cette végétation, les fruits poussant de toute part, les légumes aussi : des courgettes, les premiers haricots, des fraises qui n’avaient pas poussées lors de la première floraison, le magnifique chou kale, une salade bien garnie, des jeunes pousses, des tomates par dizaines qui ne demandent qu’à mûrir (et sont tellement nombreuses qu’elles en étouffent le reste… à noter pour l’an prochain), pareil pour les poivrons que j’avais timidement tenté, les brocolis qui pointent le bout de leur nez, les aromatiques qui explosent… Il n’en faut pas plus pour me rendre heureuse. Heureuse et reconnaissante. A noter par contre, maniaques des mauvaises herbes et amoureux des jardins alignés à la perfection… passez votre chemin, ce n’est vraiment pas le concept ! Ici, c’est plutôt forêt amazonienne à l’état sauvage… les mauvaises herbes poussent elles aussi à profusion et trouvent leur place malgré la paille entourant les plants… Toutefois, leur présence n’empêche pas le développement de tout le reste : un petit équilibre naturel a l’air de se créer. 

Un profond sentiment de gratitude qui s’est mis à envahir tout mon être. Gratitude envers cette nature incroyable de puissance, gratitude envers la terre et toutes ces richesses, gratitude envers l’énergie et l’amour que nous avons chacun mis dans ces quelques mètres de jardin. C’est peut-être ça le secret de la réussite… s’occuper de son jardin avec le coeur. Parce qu’il parait que les plantes sont elles aussi sensibles à toutes les vibrations énergétiques émises autour d’elles… A bon entendeur… 🙂