Il y a quelques années, j’ai dépensé ce qui me parait aujourd’hui des « fortunes » dans les produits cosmétiques de toutes sortes. Je testais tout : des marques les plus prestigieuses et pointues du monde de la parfumerie, aux produits de parapharmacie figurant dans tous les magazines et blogs féminins. Désespérée par l’état de ma peau qui reflétait plus celle d’une adolescente que d’une jeune femme j’étais prête à croire à tous les miracles exposés dans les publicités et vantés par les conseillères de ces points de vente.

Puis, j’ai commencé à m’intéresser aux ingrédients utilisés dans l’immense majorité de ces cosmétiques, qu’ils s’agissent des produits très hauts de gamme ou simplement de grande surface. Et j’ai alors découvert que quel que soit leur prix, leurs composants principaux étaient (presque) toujours les mêmes :

  • les huiles minérales : paraffinum liquidum, petrolatum, mineral oil, etc. Il s’agit d’huiles issues de distillation de pétrole, de houille ou de schiste… Oui, les mêmes produits que l’on retrouve dans l’industrie pétrochimique et mécanique. Tout de suite, le rêve était déjà plus flou ! Bien sûr, pour qu’ils puissent être utilisés en cosmétiques ils sont traités afin de leur donner une stabilité puis de les rendre inodore, incolores… Ces huiles sont non seulement très polluantes pour l’environnement mais aussi occlusives pour la peau et comédogènes pour certains.
  • l’alcool : permettant de conserver les produits mais asséchant considérablement la peau
  • les silicones et les polymères : donnant une fluidité et des textures faciles à appliquer. Pour faire simple, il s’agit de matières « plastiques » qui sont non seulement extrêmement polluantes mais n’amènent aucun bénéfice pour la peau ou les cheveux. Ils s’avèrent être eux aussi très occlusifs et empêchent, à la longue, votre peau de respirer convenablement, ce qui est essentiel pour son bon équilibre et le vôtre !
  • les perturbateurs endocriniens : dont la liste est infiniment longue… Pointés fréquemment du doigts par les associations de consommateurs car ils viennent bouleverser notre (déjà très) fragile système hormonal. Il faut savoir qu’ils sont capables de jouer le rôle de nos véritables hormones lorsque nous les consommons, ce qui bien évidemment peut poser problème chez les personnes présentant des sensibilités de cet ordre. Surtout lorsqu’on y est soumis au quotidien, car ces perturbateurs se retrouvent également dans les pesticides, herbicides et produits chimiques utilisés par l’agroalimentaire…
  • l’eau : tout simplement, qui apparait bien souvent en haut de la liste. Rien de nocif ou d’alarmant ici, mais payer des produits très chers alors que leur ingrédient principal est l’eau… non merci !

Cette liste est bien sûr non exhaustive et il s’agit simplement de quelques exemples représentatifs…

En découvrant la problématique de ces ingrédients, je me suis rendue compte que j’abimais finalement plus ma peau (et la planète…) que je n’en prenais soin. J’ai réalisé à quel point je dépensais mon argent uniquement pour des packaging et des belles promesses de perfection et de féminité, mais en aucun cas pour bénéficier de produits de qualité.

J’ai alors commencé à m’intéresser aux marques de cosmétiques biologiques, aux compositions des produits, à la synergie proposées entre eux. Si toutes mes expériences ne se sont pas montrées concluantes à l’époque, ces cosmétiques se sont aujourd’hui bien améliorés (et considérablement développées également… les marques ayant flairé le bon filon!). Les produits proposés sont, selon les références, de bonne qualité et les textures et odeurs tout aussi agréables (et autrement plus naturelles) que les cosmétiques classiques.

Mais dans mon cheminement de peau parfaite plus jolie, j’ai finalement remarqué (mieux vaut tard que jamais!) que plus les choses mises sur ma peau étaient simples, mieux elle se portait. Less is more !

Ce qui fait qu’aujourd’hui (et depuis quelques années déjà), trônent dans ma salle de bain un ou deux hydrolats et eaux florales, des huiles essentielles, un savon doux saponifié à froid, un peu d’argile rose et… des ingrédients de cuisine ! Des huiles végétales, du sucre, de la poudre d’amande, du citron, du miel, du concombre, de l’ale vera, … oui, oui, oui ! Et ma peau ne s’est pas porté aussi bien depuis longtemps (même si elle est encore loin d’être parfaite).

En parallèle, la naturopathie (et de multiples heures de recherches sur Internet et dans des livres) m’ont aidé à comprendre que son état ne dépendait pas que des produits que je mettais dessus… Mais plutôt de tout mon « écosystème » et équilibre intérieur, à commencer par mon hygiène de vie globale (ce que je mets dans mon assiette, si j’ai le temps de faire du sport, mon état de stress et d’anxiété du moment) en lien direct avec… mon équilibre hormonal, toute une histoire ! Mais là n’est pas le sujet puisque je voulais simplement vous proposer une recette toute simple, douce, pas chère et efficace de gommage pour le corps.

Le gommage est une étape importante, encore plus lorsque l’on choisit de s’hydrater à l’huile végétale qui peut, à force, boucher un peu les pores de notre peau et l’empêcher de respirer au mieux (plus ou moins selon les huiles choisies et selon les types de peaux). Ayant besoin depuis quelques temps de nourrir beaucoup plus ma peau que d’habitude, ce moment est devenu un incontournable chaque semaine !

Ce soin existe dans de nombreuses civilisations depuis des millénaires… les femmes du Moyen-Orient ou encore d’Asie pourraient vous en vanter les mérites pendant des heures et le pratique encore aujourd’hui comme un vrai rituel. L’intérêt est d’exfolier la peau c’est à dire de l’aider à se renouveler plus rapidement et lui redonner plus d’éclat ainsi qu’un aspect plus lisse. Les soins appliqués ensuite auront l’avantage de pénétrer beaucoup mieux et de venir nourrir votre peau plus en profondeur. Si comme moi, vous faites partie des chanceux qui ont une peau qui marque facilement, le gommage vous aidera également à atténuer les petites tâches ou certaines cicatrices disgracieuses. Enfin en cas d’acné ou de peau grasse, l’exfoliation aide à éliminer le sébum de façon plus efficace, permet d’éviter les pores de se boucher et donc à de nouveaux boutons de se former. On veillera simplement à ne pas exfolier de façon mécanique (c’est à dire avec des produits contenant de petits grains ou encore avec les brosses nettoyantes pour visage) sur des boutons inflammés ou abîmés. Quant aux peaux très agressées, irritées ou souffrant de pathologies (eczéma, psoriasis, etc.), elles devront se montrer très prudentes avec l’exfoliation qui pourrait aggraver ces problématiques. C’est à voir, au cas par cas !

Il vous suffit donc d’ouvrir les placards de votre cuisine, et d’y prendre :

  • une huile végétale de votre choix (j’aime beaucoup la sésame pour les soins du corps mais elles peuvent toute convenir et être adaptée à la texture de votre peau)
  • du sucre (pour le corps) ou de la poudre d’amande (beaucoup plus douce pour le visage ou si vous avez une peau extrêmement sensible)
  • du miel 

Si vos ingrédients sont biologiques, c’est évidemment encore mieux !

Et pour le reste, j’avoue je fais mon mélange à vue selon la texture qui me plait et me convient le mieux. Je dirais environ 6cs d’huile de sésame pour 2cs de miel et 2cc de sucre. Je mélange bien le tout dans un petit bol, m’enferme dans ma salle de bain bien chauffée, avec une musique douce et des bougies (parfois!), et j’applique ce mélange sur tout le corps en prêtant particulièrement attention aux parties en ayant le plus besoin. Et puis, surtout j’essaie de me masser en conscience. Conscience de tout mon corps, conscience de lui faire le plus de bien possible, conscience de me relier un peu plus à moi et au moment présent. Une méditation en action, en quelque sorte. Cette présence ajoute une dimension supplémentaire et incontestable au soin, et tellement plus de bien-être !

Ca vous tente ? Et si vous vous accordiez un peu de temps pour prendre soin de vous pendant ce grand week-end de Pentecôte ?