Si vous me suivez sur Instagram, vous avez peut-être vu que j’avais participé récemment un direct sur le thème de la féminité au naturel sur le compte de la pétillante et bienveillante Zoë. Zoë m’a en effet proposé cette thématique il y a quelques semaines… et comme par hasard (!!), j’étais à ce moment là en plein dans des lectures abordant les thèmes de la féminité sacré, en pleine réflexion sur ma propre féminité et ma façon de la vivre, mon rapport au corps, celui que j’avais envie de transmettre, … et dans plusieurs accompagnements naturos relevant de ces mêmes sujets qui me passionnent et m’intéressent de plus en plus. Suite à ce direct qui semble vous avoir beaucoup plu, je me suis dit que reprendre quelques thématiques dans des articles pouvait être une bonne idée. Cela permettra à celles qui n’ont pas pu le voir, de retrouver des infos de manière durable par ici.  Ce premier article de la série traitera donc des cycles féminin. 

Comme je le disais dans la vidéo, je suis vraiment triste de constater le rapport qu’on la plupart des femmes que je croise (dans mon cabinet, mais aussi dans mon cercle plus proche) avec leur corps. Je dis cela sans aucun jugement car j’ai moi-même eu très longtemps un rapport très chaotique avec mon propre corps. Je constate que le sujet est encore complètement tabou, dans notre société. Tabou et/ou complètement méconnu, alors que paradoxalement nous disposons d’un accès illimité à tellement de sources d’informations. Nos mères et grands-mères nous ont souvent peu transmis à ce sujet. Ou en tout cas peu consciemment… et nous avons alors appris par leur propre rapport au corps, lui-même très pauvre et plutôt « négatif » la plupart du temps. Ce qui nous amène à construire notre image et notre rapport au corps bien souvent comme quelque chose de conflictuel. Résultat : la plupart des personnes sont aujourd’hui en guerre et dans une bataille avec leur propre corps… Parce qu’il est trop ceci, pas assez cela, parce qu’il vous fait mal, ne vous obéit pas/plus… Pour moi la base de tout travail, c’est de redevenir ami avec lui. Il y a pleins de manières d’apprendre ou réapprendre cela et la première étape, c’est déjà d’essayer de le comprendre. Et c’est ce à quoi l’on va s’attacher dans ce premier article : comprendre le cycle féminin. Allez je vous emmène dans vos souvenirs de cours de biologie de collège ou lycée si vous avez continué les sciences jusque là ! 

La première chose indispensable à comprendre, c’est que toute femme fonctionne selon un cycle. Ce qui veut dire qu’elle ne sera jamais dans une linéarité qui induirait une constance, que cela soit sur les plans physiques, émotionnels ou psychiques. Exactement au même titre que la Lune qui traverse différentes phases, nous fonctionnons par cycle. On peut d’ailleurs rapprocher très clairement les cycles des femmes avec ceux de la Lune, et dans de nombreuses cultures vivant en harmonie avec la nature, on observe d’ailleurs très souvent que les cycles des femmes s’alignent sur elle. Le cycle féminin donc peut se décomposer en 4 parties : 

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      Un schéma de coupe très bien fait vous permettant de visualiser l’ensemble du cycle dans votre ovaire.
  1. la période pré-ovulatoire, le printemps de notre cycle : chaque mois pendant cette période d’une dizaine de jours, l’un de vos ovaires va fabriquer un nouvel ovocyte. Des follicules primordiaux vont maturer et donner un follicule principal (appelé follicule DeGraaf) contenant lui-même cet ovocyte. Cette période commence à la fin de vos règles et est placée sous le signe de l’hormone oestrogène fabriquée par le follicule principal. Il s’agit d’une période où les femmes se sentent en général pleine d’énergie et de motivation. Il est intéressant de profiter de ce moment pour faire des projets, être dans l’action, le mouvement. Sans oublier de s’écouter et de choisir judicieusement ce que l’on souhaite mener à bien pour ne pas s’éparpiller et perdre cette précieuse énergie. Si on veut faire le parallèle avec les phases de la Lune (auxquelles peuvent se référer les femmes étant ménopausées par exemple), cette période correspond à la Lune montante

  2. l’ovulation, l’été de notre cycle : cela correspond physiologiquement au moment où l’ovocyte, cette petite cellule prête à être fécondée, va être libéré par le follicule De Graaf dans l’utérus. C’est à cette période précise que la femme peut avoir la possibilité de devenir mère. Si l’ovocyte est fécondé, il deviendra alors ovule. En terme de sécrétion hormonale, il s’agit du moment du cycle où le taux d’oestrogène est au plus haut. On parle souvent de pic d’oestrogènes. Lorsque l’on retrouve cette connexion avec notre corps, on peut ressentir assez clairement cette phase, que cela soit physiquement ou même en terme d’envie et d’énergie. On perçoit souvent le besoin d’être et de partager avec les autres, de sortir, faire la fête et aussi un élan d’amour inconditionnel pour nos proches. Côté lune, l’ovulation correspond à la Pleine Lune

  3. la période post-ovulatoire, l’automne de notre cycle : le follicule se transforme en corps jaune et va alors fabriquer une hormone appelée la progestérone (également encore un peu d’oestrogènes mais beaucoup moins qu’avant l’ovulation). En terme d’énergie, cette partie du cycle correspond souvent à une période où nous allons vers plus d’intériorité, Où l’on se recentre sur soi. Le contraire de l’ouverture des deux phases précédentes en somme et un retour à l’équilibre. Souvent, les femmes ressentent ce besoin de calme, de tranquillité, elles peuvent être plus facilement irritable. Symboliquement lorsque l’ovocyte n’a pas été fécondé, que la Vie ne s’est pas formée, on dit que c’est aussi le moment de laisser de côté tout ce dont nous n’avons plus besoin, comme les arbres avec leurs feuilles en automne. D’où les envie de faire du tri, de nettoyer, de modifier ce qui ne convient pas ou plus. Au sens propre comme au figuré. Et pour faire le parallèle avec la Lune, il s’agit de la période correspondant à la Lune descendante

  4. les règles… ou les lunes comme disent les Amérindiens, si poétiques 🙂  l’hiver de notre cycle : le premier jour de nos lunes, marque le premier jour de notre cycle. Physiologiquement, cette perte de sang est déclenchée par la désintégration du corps jaune en corps blanc, ce qui provoque une chute des deux hormones principales : oestrogène et progestérone. La muqueuse interne de l’utérus (= l’endomètre), préparée à éventuellement accueillir un embryon, n’a plus lieu d’être et va alors être détruite et évacuée. Cette phase de quelques jours, invite les femmes à un temps d’intériorisation et de repli. De silence, de temps et de retrouvaille avec elles-mêmes. C’est d’ailleurs ce que l’on pouvait observer dans de nombreuses cultures : les femmes ayant leur lunes se regroupaient et vivaient ensemble ce moment dans le calme et la tranquillité pour mieux revenir et repartir une fois cette période passée. Cela est aujourd’hui bien difficile avec notre rythme de vie, néanmoins, je vous encourage chaque mois à vous accorder quelques heures pour vous retrouver et prendre du temps pour vous durant cette période. Elle correspond à la Nouvelle Lune, ou la Lune Noire. 

En espérant que ce premier article vous ait aidé à en découvrir un peu plus sur le fonctionnement de votre merveilleux corps et surtout, qu’il vous donne envie de vous mettre plus à son écoute.

claire andre petitdemange naturopathe vosges uncategorized seasons of the year

Sources : 

  • La puissance du féminin, Camille Sfez, Editions Leduc 
  • Manuel d’anatomie et de physiologie humaine, Tortora & Derickson, Edition De Boeck